Dakttari

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Paru dans "Le Nouvel Observateur" en 1996

 

Une prérogative de l'Etat et seulement de l'Etat : l'émission monétaire.

(Avec en plus un programme sur dix ans pour l'harmonisation des protections sociales et de la fiscalité permettrait-il pas de garder l'euro en lui donner un rôle essentiel pour l'établissement de rapports économique sur des bases saines ?)

 

La mise en place d'une couverture intégrale en monnaie de base des comptes courant ou assimilables à des comptes courant. Cette réforme obligeant les banques à garder 100% des dépôts sur comte courant ou assimilable en réserves permettrait un contrôle intégral de l'émission de monnaie par une institution gouvernementale indépendante et ainsi de mettre fin au rôle actuel du système bancaire dans la création monétaire. Ce projet a été fortement défendu par les économistes Maurice Allais, Irving Fisher, Ricardo, Friedman ou Von Mises soit une sorte de "Hall of Fame" des économistes libéraux pour défendre ce qui, à l'évidence, devrait être une prérogative de l'Etat et seulement de l'Etat : l'émission monétaire.
Une telle réforme permettrait :
- A l'Etat, donc au peuple dans son ensemble, de bénéficier intégralement des bienfaits des émissions monétaires

- De mettre fin au chaos monétaire que nos économies capitalistes subissent depuis des siècles.
- De détruire le lien artificiel et pervers entre création et destruction de monnaie et le mécanisme de crédit bancaire
- De permettre à nos économies de procéder à l'inévitable processus de désendettement public et privé sans passer par une phase destructrice de déflation subie ou d'hyperinflation organisée.
- que le taux d'intérêt puisse enfin jouer son rôle autorégulateur sur les marchés financiers et ainsi freiner les phénomènes de boom et de dépression.
"Si une telle association[de faux monnayeur] fonctionnait, elle serait aussitôt, une fois découverte, violemment dénoncée à l'opinion publique comme un véritable gang exerçant un gigantesque racket. Il n'y aurait cependant aucune différence essentielle entre le fonctionnement de cette association et le mécanisme de création de monnaie dans le cadre de nos institutions. " Maurice Allais, prix Nobel d'économie, 1977

" Dans le cas de la création monétaire l'avantage serait toujours pour ceux qui émettraient la monnaie de crédit; et comme le gouvernement représente la nation, la nation aurait épargné l'impôt, si elle, et non la banque avait fait elle-même l'émission de cette monnaie... Le public aurait un intérêt direct à ce que ce fut l'Etat, et non une compagnie de marchands ou de banquiers, qui fit cette émission. " David Ricardo, économiste et banquier brittanique, 1817.

" Que la responsabilité des fautes du système de réserves fractionnaires en revienne au système lui-même ( comme il l’a été soutenu) ou aux banquiers qui font fonctionner ce système ( en raison de leur ignorance, de leur indifférence ou même de leur malfaisance ), il est certain que nous devons dénoncer la notion que les banquiers, parce qu’ils font des affaires avec de l’argent, aient un quelconque droit de contrôler la monnaie, de créer de toute pièce et de détruire de l’argent et ainsi de baisser ou d’augmenter la valeur de l’unité monétaire de notre nation. Une telle idée est monstrueuse " Irivng Fisher, économiste américain, 1933

http://revolution-monetaire.blogspot.com/2010/12/une-sortie-de-leuro-est-elle-possible.html

 

 

 
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