Comment "le système” impose la "vérité”

Source :Gilbert Doctorow, Consortium News, 12-062017

http://www.les-crises.fr/comment-le-systeme-impose-la-verite-par-gilbert-doctorow/

Un nouveau paradigme de la «liberté de la presse» a pris possession du monde occidental, imposant le récit officiel de l’establishment comme la «vérité», et écartant les analyses contradictoires en les qualifiant de «fake news», ce qui rompt avec le «marché des idées» du siècle des Lumières, affirme Gilbert Doctorow.

Au cours du dernier quart de siècle ou plus, la politique étrangère occidentale a affirmé être guidée par la promotion des «valeurs démocratiques», parmi lesquelles aucune ne brille plus intensément que la liberté de parole et la liberté de la presse liée à cette dernière. Les institutions de l’Union Européenne ont été promptes à dénoncer les régimes autoritaires de l’Europe élargie, pour l’arrestation ou le meurtre de journalistes, et pour la fermeture de médias, une ligne rouge que quelques gouvernements ont franchie.

L’année dernière, la Turquie de Recep Tayyip Erdogan était en haut de la liste de Bruxelles pour ce type d’infraction, spécialement après la répression qui a suivi la tentative de coup d’État l’été dernier. Les supposés gardiens européens d’une presse libre ont également placé la Russie de Vladimir Poutine sur la liste des pays où le journalisme est réputé être sévèrement contrôlé.

Cependant, contrastant avec la posture moraliste de l’Europe, on trouve des exemples troublants de la manière dont l’Union Européenne elle-même traite les journalistes qui remettent en cause la pensée majoritaire. L’Union Européenne trouve ses propres excuses pour étouffer la dissidence au travers de manœuvres bureaucratiques sans avoir à faire couler la moindre goutte de sang.

Par exemple, en avril 2016,j’ai décritcomment la diffusion d’un documentaire remettant en cause le récit officiel des circonstances de la mort du critique du Kremlin Sergei Magnitsky en 2009 avait été bloquée au parlement Européen à Bruxelles, en Belgique.

Le blocage de dernière minute du documentaire, «Les dessous de l’affaire Magnitsky», a été conçu par des avocats pour William Browder, l’influent président du fond d’investissement Hermitage Capital, et associé de Magnitsky.

Basé à Londres, Browder a mené une incessante croisade pour imposer des sanctions aux officiels russes supposés être impliqués dans la mort de Magnitsky en prison. Browder est parvenu à pousser le congrès à approuver le «Magnitsky act» en 2012, et a également fait du lobbying auprès du parlement de l’Union Européenne afin de faire voter une mesure punitive similaire.

Puis, en avril 2016, Browder a accompli une démonstration de force en organisant l’annulation du documentaire sur «l’affaire Magnitsky» quelques minutes seulement avant que les invités n’entrent dans l’auditorium du Parlement européen pour la projection.

Browder a bloqué le documentaire, dirigé par Andrei Nekrasov, parce qu’il analysait en détail les éléments factuels de cette affaire, et soulevait des doutes quant à l’histoire narrée par Browder selon laquelle Magnitsky était une victime innocente de la répression russe. Les responsables au sein de l’Union Européenne, qui avaient totalement gobé l’histoire de Browder au sujet de Magnitsky, n’ont rien fait pour empêcher Browder d’étouffer toute voix dissidente.

Parmi les éléments de la nouvelle approche occidentale envers l’information, il apparaît que seuls les récits approuvés par l’establishment peuvent être présentés au public ; et les analyses contradictoires qui tentent de raconter l’autre facette d’une histoire sont écartées en tant que «fausses nouvelles». (Lorsque le documentaire sur Magnitsky a été projeté une unique fois au Newseum de Washington, un éditorial duWashington Posta mal décrit son contenu et l’a écarté au motif qu’il s’agissait de «Russian agitprop», de la propagande russe agitatrice, ce qui était assez facile à faire car pratiquement personne n’a pu visionner son contenu.)

Renvoyé de bureau en bureau

J’ai moi-même goûté à la résistance bureaucratique de l’Union Européenne à la dissidence, lorsque j’ai soumis une demande d’accréditation aux médias de la commission Européenne le 2 mars, désireux d’obtenir un badge presse pour agir en tant que reporter pour Consortiumnews.com à Bruxelles.

Ce comité émet les accréditations pour toutes les institutions européennes, y compris la seule ayant un intérêt à mes yeux, le Parlement européen. Le comité est au-dessus des lois, c’est une entité bureaucratique sans visage qui traite uniquement les demandes faites en ligne, et vous renvoie des e-mails anonymes. Le processus de demande comprend plusieurs étapes, déjà marquées de points rouges sur ce que veut dire, au XXIe siècle, faire partie de la «presse» ou être un «journaliste» méritant une accréditation.

Premièrement, selon les règles de la commission, un journaliste doit être salarié d’un des médias acceptés. Cette condition ne peut généralement pas être satisfaite par les «pigistes» ou les «freelancers», qui sont payés à la mission ou à l’histoire, un accord de paiement qui a existé tout au long de l’histoire du journalisme mais qui est devenu commun aujourd’hui, utilisé par les médias mainstream comme par les médias alternatifs, qui payent généralement peu ou rien. J’ai satisfait ce critère avec un relevé de virement bancaire Paypal de Consortiumnews.

La Commission doit aussi trouver le média sur sa liste approuvée. Concernant Consortiumnews, un magasine d’investigation sur internet fondé en 1995 et opérant dans la zone de Washington, la commission n’était pas sûre de ce qu’elle devait faire.

Donc, comme toute institution bureaucratique, la commission jouait avec le temps. C’est seulement le 6 juin que j’ai reçu le retour de ma demande. Le constat était que 1) je devais présenter davantage de preuves que mon employeur me payait régulièrement, pas juste une fois, et 2) je devais fournir davantage d’articles afin de montrer que je n’étais pas juste publié régulièrement, comme il ressortait des articles envoyés dans la demande initiale, mais que j’étais publié précisément sur le sujet des activités des institutions européennes.

J’étais confiant qu’après la livraison de ces preuves et la réalisation de ma requête, je pourrais demander une accréditation ad hoc «aux institutions concernées pour des événements de presse spécifiques que vous souhaitez couvrir».

En fait, j’avais omis dans ma demande, mon éditorial le plus récemment publié sur une table ronde du Parlement européen, consacrée à la censure des prétendues «fake news» répandues par la Russie. Ce débat était conduit par un député européen polonais, ancien ministre des Affaires étrangères du parti résolument anti-russe des Kaczynskis. Le titre de mon éditorial était «L’Europe est en état de mort cérébrale et sous perfusion». J’avais la sensation que cet article ne soutiendrait pas vraiment la cause de ma carte de presse.

Cependant, l’insincérité de la réponse du comité d’accréditation de la presse de l’U.E. à ma demande était évidente. Un journaliste peut écrire sur les institutions européennes quand il ou elle a l’accès libre au parlement via une carte de presse et peut évaluer ce qui est digne d’intérêt. Sans carte de presse, vous ne savez pas qui ou quoi vaut la peine d’être couvert.

Dans ce contexte, «les événements de presse spécifiques» sont, parmi les choses se déroulant dans l’U.E., les moins désirables pour les desseins d’un journaliste authentique. Ils sont utiles seulement aux journalistes paresseux qui envoient à leurs rédactions le communiqué de presse et quelques citations en boîte obtenues en se montrant à une conférence de presse au moment des cafés et des sandwichs.

En bref, je ne recevrai pas d’accréditation et le Comité ne se dérangera pas pour répondre à la véritable raison de son refus : Consortiumnews ne figure pas sur la liste des médias acceptables par le Comité. N’ayons pas peur des mots, c’est ainsi que la bureaucratie de l’U.E. gère les médias sceptiques et étouffe les voix dissidentes.

La nouvelle star de NBC, Vladimir Poutine

Pendant ce temps, les médias occidentaux mainstream continuent de marteler à domicile leurs récits de propagande, notamment concernant la Russie. Une autre étude de cas s’est déroulée la semaine dernière avec la nouvelle journaliste vedette de NBC, Megyn Kelly, qui a interviewé le président russe Vladimir Poutine le 2 juin en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.



PHOTO NADEGE ROSTAN

Ce dernier crime de NBC contre le journalisme professionnel devient évident lorsqu’on compare la version complète de l’interview telle qu’elle a été diffusée sur le réseau RT en Russie et la version éditée que NBC a diffusée pour son public américain. L’écart le plus choquant se trouve dans une séquence où Kelly interrogeait agressivement Poutine sur ce qui, selon elle, était la compréhension par les Américains de son gouvernement, à savoir tuer des journalistes, supprimer l’opposition politique, être rongé par la corruption, etc.

Dans la version de NBC, la réponse de Poutine a été réduite à une déclaration liminaire creuse selon laquelle «la Russie est sur le point de devenir une démocratie», flanquée d’une phrase de clôture également creuse. Dans la version complète et non coupée, Poutine répond aux allégations de Kelly point par point, puis retourne la question en demandant de quel droit les États-Unis et l’Occident mettent en cause le bilan de la Russie, alors qu’ils ont activement fait bien pire que ce que Kelly reproche. Il a demandé où est Occupy Wall Street aujourd’hui, pourquoi les États-Unis et la police européenne utilisent des matraques et des gaz lacrymogènes pour briser les manifestations, alors que la police russe ne fait rien de tel, et ainsi de suite.

Autrement dit, NBC a intentionnellement fait en sorte que Poutine ressemble à un despote creux, alors qu’il est en fait un débatteur très sophistiqué ; il l’avait démontré plus tôt dans la journée lors d’une table ronde ouverte avec Kelly, où elle était devenue la risée de tous. En ce qui concerne l’interview caviardée, le management de NBC porte la première responsabilité pour avoir déformé le document et trompé ses téléspectateurs.

Les entretiens par des organes d’information sérieux peuvent être des «discussions difficiles», comme dans le programme hebdomadaire de la BBC du même nom [hard talk]. Le journaliste en charge peut contester directement et gravement un leader politique ou autre personnalité publique et insister sur un point litigieux jusqu’à obtenir une réponse exhaustive, permettant aux téléspectateurs de tirer leurs propres conclusions.

Cependant, dans l’entretien qui nous occupe et lors de la table ronde qui l’avait précédé, Kelly a répété la même question sur l’ingérence présumée de la Russie lors des élections américaines, même après avoir reçu une réponse exhaustive de Poutine à plusieurs reprises. De toute évidence, elle lisait un script qui lui avait été donné par la direction et n’était pas autorisée à réagir à ce qui se produisait lors de l’échange.

Étant donné que les réponses de Poutine ont ensuite été mises en pièces dans la salle de montage de NBC, nous pouvons expliquer les objectifs des cadres de NBC comme suit : se présenter au public américain, ainsi que le journaliste en vedette, comme étant respectés par le Kremlin au point que le président russe leur accorde un entretien exclusif ; deuxièmement, montrer au public américain qu’ils ont profité de cette opportunité non pour permettre au président russe de donner son avis au public américain, mais au contraire pour lui lancer toutes les accusations d’actes répréhensibles qui se sont accumulées dans l’arène politique américaine.

En d’autres termes, NBC devait exhiber la soi-disant hardiesse de Kelly et le faux patriotisme de la chaîne tout en évitant au peuple américain d’entendre les réponses complètes de Poutine.

Une dissidente à Harvard

Bien que le paradigme émergent consistant à supprimer immédiatement tout ce qui défie les récits mainstream semble être la tendance de l’avenir –avec des algorithmes Internet renforçant éventuellement la censure moderne– certaines voix protestent contre cet attentat à la confiance des Lumières en la raison humaine pour trier les fausses affirmations et avancer vers la vérité des faits.

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La présidente de Harvard, Drew Faust.

A la cérémonie de remise des diplômes du 25 mai à l’Université de Harvard à Cambridge, au Massachusetts, la présidente de Harvard, Drew Faust, a prononcé une défense passionnée de la liberté d’expression. Elle a parlé de l’institution et de ses obligations en tant que créatrice et protectrice de la «vérité» et de l’accès à la connaissance par le libre débat et le défi des idées.

Cela ne veut pas dire que son message était d’une clarté parfaite. Elle m’a laissé, moi et d’autres participants, quelque peu incertains quant au droit à la libre parole qu’elle défendait, et contre quel type d’enjeu. Compte tenu de la sensibilité politique des étudiants et des facultés, à savoir à mi-parcours vers l’aile progressiste du Parti Démocrate, on pourrait penser qu’elle avait à l’esprit des affaires aussi célèbres que les attaques verbales en cours contre Linda Sarsour, une musulmane (palestinienne) conférencière à l’Université de la Ville de New York.

En effet, dans son discours, Drew Faust a désigné les membres les plus vulnérables du corps étudiant, ceux des minorités, ceux des étudiants de première année qui pourraient être intimidés par un discours blessant dirigé contre eux. Mais il est plus probable qu’elle ait rédigé son discours en tenant compte de la controverse de ce printemps sur le campus, concernant le droit de conférenciers diffusant des idées détestables à venir sur le campus. Cette question a été soulevée à maintes reprises dans le journal étudiant The Crimson, et on peut dire que cela date du scandale de l’UC Berkeley concernant l’annulation de la venue de l’ancien porte-parole controversé de l’extrême droite, Milo Yiannopoulos.

Cependant, je crois que la force principale de son argumentation visait autre chose. Principalement, les processus par lesquels on détermine ce qui est la vérité. Elle défendait la pertinence d’un débat pointu et de l’expression d’opinions pouvant être intensément détestées sur le campus :

«Les universités doivent façonner l’engagement envers cette conception de la vérité comme ne pouvant être simplement revendiquée, mais devant être établie – établie par des arguments raisonnés, des évaluations et même des défis parfois inconfortables qui constituent son fondement.»

Bien que cette idée soit au cœur des Lumières, elle s’est affadie ces dernières années, où diverses forces politiques et médiatiques préfèrent simplement rejeter les preuves et les analyses contraires en stigmatisant les messagers et, chaque fois que cela est possible, en passant sous silence le message. Cette approche est maintenant courante dans les médias majeurs qui regroupent des cas de théories du complot dépourvues de faits et des «fausses nouvelles» délibérées, avec des informations bien documentées et des analyses sérieuses qui jurent avec les conceptions conventionnelles.

Pas d’aspérités

Par mon expérience d’organisateur d’événements publics au cours des cinq dernières années, j’ai appris que le mot «débat» trouve peu de défenseurs ces jours-ci. Le débat suggère le conflit plus que le consensus. Le terme politiquement correct pour des discussions publiques sur des questions même chaudes est celui de «tables rondes». Aucun angle aigu n’est permis.

Mais Faust a déclaré : «Assurer la liberté d’expression ne consiste pas seulement à permettre la parole. Il s’agit de créer activement une communauté où tout le monde puisse contribuer et s’épanouir, une communauté où l’argument est réintégré, et non pas craint. La liberté d’expression n’est pas seulement la liberté de ne pas être censuré ; c’est la liberté de se joindre activement au débat en tant que participant complet. Il s’agit de créer le contexte dans lequel un véritable débat peut se produire.»

Outre la validité du débat honnête comme méthode de validation de la vérité, Faust a également noté que la suppression de la diversité des opinions peut empêcher ceux qui la suppriment de voir le trouble croissant du grand public, allusion apparente à l’élection surprise de Donald Trump.

Faust a poursuivi : «Passer des idées sous silence ou se délecter d’une orthodoxie intellectuelle indépendante de tous faits ou preuves, barre la route aux idées nouvelles et meilleures, et empêche le rejet total et argumenté des mauvaises. Au moins depuis le temps de Galilée, on peut voir comment la répression des idées apparemment hérétiques a empêché les sociétés et les nations d’acquérir la connaissance et la compréhension approfondies dont dépend le progrès.

«Beaucoup plus récemment, on peut voir ici à Harvard comment notre inattention au pouvoir et à l’attrait des voix conservatrices a laissé une grande partie de notre communauté stupéfiée – aveuglée par le résultat des élections de l’automne dernier. Nous devons veiller à ce que les universités ne deviennent pas des bulles isolées des préoccupations et des discours de la société qui les entoure.»

Bien sûr, la vérité gênante est que l’Université de Harvard a longtemps été une telle «bulle», en particulier dans le domaine de la recherche politique qui m’intéresse le plus et qui peut se révéler vitale pour éviter une catastrophe nucléaire : à savoir les études russes.

Au cours des dernières années de confrontation croissante entre les États-Unis et la Russie, vilipendant le Président russe et le peuple russe, y compris à présent l’hystérie du «Russie-gate», on a refusé à plusieurs reprises à des collègues ayant une expérience longue et largement reconnue dans les affaires russes, y compris l’ambassadeur Jack Matlock et le professeur Stephen Cohen, toute possibilité de participer à des «tables rondes» dédiées aux relations avec la Russie qui pourraient être organisées au Kennedy Center de Harvard ou au Davis Center.

Ces centres politiques sont devenus des chaires exposant la stricte orthodoxie selon le consensus de Washington. Ainsi, l’argumentation flasque et la complaisance envers la politique étrangère des États-Unis sont assistées et encouragées par cette université de premier plan qui, avec Columbia, a créé la discipline même des études russes en 1949. Ainsi, en se complaisant dans ce groupe de réflexion axé sur le consensus, Harvard contribue à des politiques dangereusement biaisées qui pourraient conduire à la troisième guerre mondiale. Dans ce cas, la vérité – ou comme Harvard pourrait dire, Veritas – ne serait pas la seule victime.

Il ne fait aucun doute qu’il y a d’autres facultés à Harvard qui ont désespérément besoin de renouvellement suite à l’appel au débat et à la liberté d’expression de la présidente Drew Faust. Néanmoins, la célébration du débat ouvert et de la liberté d’expression du docteur Faust représente un reconstituant bienvenu contre l’étroitesse d’esprit de la stigmatisation actuelle de la Russie .

Son discours est d’autant plus remarquable qu’il marque l’un des premiers moments, pour les libéraux et les piliers du Parti démocrate, de reconnaître que ceux que Hillary Clinton a condamnés comme «déplorables» doivent être entendus et rendus à la raison, si la démocratie américaine veut devenir grande à nouveau.

Gilbert Doctorow est un analyste politique indépendant basé à Bruxelles.

Source :Gilbert Doctorow, Consortium News, 12-062017

Traduit par les lecteurs du sitewww.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.



 

55 réponses à Comment "le système” impose la "vérité”

Commentaires recommandés

FritzLe 24 juillet 2017 à 06h20

"NBC devait exhiber la soi-disant hardiesse de Kelly et le faux patriotisme de la chaîne tout en évitant au peuple américain d’entendre les réponses complètes de Poutine” : voilà où en sont les "grands networks américains” présentés comme exemplaires en Occident.

Et ce sont ces officines faussaires et bellicistes qui accusent les dissidents de propager des "fake news” et autres "théories du complot”… Merci à M. Doctorow d’avoir démonté le mécanisme du mensonge de masse.

Voir dans la discussion

FritzLe 24 juillet 2017 à 06h20

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"NBC devait exhiber la soi-disant hardiesse de Kelly et le faux patriotisme de la chaîne tout en évitant au peuple américain d’entendre les réponses complètes de Poutine” : voilà où en sont les "grands networks américains” présentés comme exemplaires en Occident.

Et ce sont ces officines faussaires et bellicistes qui accusent les dissidents de propager des "fake news” et autres "théories du complot”… Merci à M. Doctorow d’avoir démonté le mécanisme du mensonge de masse.

ArdéchoixLe 24 juillet 2017 à 13h48

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"tout en évitant au peuple américain d’entendre les réponses complètes de Poutine” ben nous en France on appelle cela du TF1 ou une Elkabbach.
Ou comment passer de 42mns à 24

 

AlbertoLe 24 juillet 2017 à 08h22

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Nos médias français sont aussi vendus que les américains. L’interview de Poutine par Oliver Stone ayant été honnête, elle n’a reçue que mépris et insultes de leur part.
http://www.les-crises.fr/conversations-avec-monsieur-poutine-par-oliver-stone/



HervéLe 24 juillet 2017 à 08h57

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… et je rajouterai le débat qui a accompagné cette diffusion où le maitre de cérémonie défendait de manière ehontée un "anti-poutinisme” primaire qui m”a personellement choqué.

KiwixarLe 24 juillet 2017 à 08h49

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« Ceux qui regrettent l’URSS n’ont pas de tête, ceux qui ne la regrettent pas n’ont pas de coeur. »

Avec l’URSS, son Politburo, ses apparatchiks, ses medias sous contrôle, il y a comme une volonté de recréer un « paradis » avec son « homme nouveau » : européen, métissé, mobile, déraciné, aussi lisse et sans âme que les fenêtres et les ponts sur les billets d’euros.

Un processus qui enthousiasme les bobos qui ont plus de coeur (ils aiment leur confort, leurs certitudes, leur moraline et faire le bien des gens malgré eux tant que ça n’égratigne pas leur confort) que de tête.



ExdarLe 24 juillet 2017 à 16h32

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Je suis européen, métissé, mobile et je puise dans mes racines espagnoles et françaises, pourtant je suis furieux de l’escroquerie démocratique que nous vivons et de la destruction qu’engendre le néolibéralisme. Par contre, je crois que beaucoup de français sont victimes de leur chauvinisme toxique.



kasperLe 24 juillet 2017 à 23h56

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Au moins avec l’UE ca sera clair : ceux qui la regretteront n’auront pas de coeur ET pas de tête.

Lysbeth LevyLe 24 juillet 2017 à 09h09

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Ou est passé "le monde libre” ? Force est de reconnaitre que depuis quelques années déjà il n’y a plus de liberté de la presse, et même de liberté de parler voir de penser ..Ils en sont à manipuler les algorithmes pour bloquer la visibilité, de personnes que le régime (sic !) occidentale ne veux pas entendre. Rappelez vous l’interview "trafiquée” de Poutine par la Elkabach et son compère lors de la crise ukrainienne ou syrienne, la façon de faire est éprouvée car a de multiples fois des émissions sur des "sujets sensibles” ont été traités de cette manière afin de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Oui la propagande très raffinée des "nouveaux maccarthystes”, mené par les Usa sont hyper présent dans tout l’Occident. Bill Browder et ces amis oligarques "russes exilés” qui ont largement volé le peuple russe lors de la chute de l’Urss, n’en finissent pas de pourrir la vie des européens avec leurs montages et mensonges. C’est aussi le cas de Kokhordovski, Georges Soros.et qui explique leur virulence envers ce pays ou le nouveau président a décidé de mettre fin au pillage indécent du peuple russe.Petit exemple de bon matin de méchante propagande :http://www.francetvinfo.fr/monde/russie/bagarreur-bling-bling-et-fan-de-lions-ramzan-kadyrov-l-ami-du-kremlin-qui-persecute-les-homosexuels-de-tchetchenie_2292517.html#xtor=EPR-2-%5Bnewsletterquotidienne%5D-20170724



PorcinetLe 25 juillet 2017 à 01h30

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La propagande qui touche les déjà lobotomisés, quelle importance ?
Les guerres se gagnent sur le terrain par la violence.
Tous ceux qui ont cru autre chose nous menèrent à une violence bien pire.
Nier la réalité ne nous améliore pas, l’accepter et réfléchir, c’est mieux.
La non-violence est une idéologie bourgeoise. Lisez Frantz Fanon, pas un belliciste, mais lucide.
Dans les systèmes auto-propagateurs, seule une plus grande violence répond à la violence.
C’est mal ou bien, mais c’est comme ça.
Alors lutter avec des fleurs, des manifs ou des bons sentiments, c’est faire allégeance.

SARTON BernardLe 24 juillet 2017 à 09h14

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Le système impose sa vérité avec notre accord puisque des millions de français de souche acceptent d’être trompés sans se poser de question . Les indéfectibles trublions que nous sommes ne l’acceptent pas car nous cherchons la vérité alors que la grande majorité du peuple s’en fout , préoccupée par son quotidien et ses ennuis familiaux permanents . Le pouvoir médiatique le sait et il joue la dessus avec complaisance payé par la publicité patronale . Alors il faut continuer à lutter pour décrédibiliser les médias et le pouvoir capitalistique en attendant une révolte populaire qui devrait surgir à un moment ou à un autre , conséquence d’une crise économique insupportable et probable dans quelques temps . L’histoire révèle toujours des surprises en bien ou en mal suivant les rapports de forces sociaux et culturels . La France est dans une phase de déclin relativement rapide malgré les efforts de la bourgeoisie française pour l’enrayer en actant une austérité plus affirmée par le pouvoir Macron and co . Les médias propagandistes se heurtent alors à la réalité socio-professionnelle des diverses couches de la population lassées de l’austérité depuis les années Mitterrand , d’où la déconvenue électorale de l’UMP-PS . Macron and co devrait subir le même sort très rapidement …

Fred79Le 24 juillet 2017 à 10h55

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La ploutocratie peut encore tenir un bon moment.
Nous n’en sommes qu’à l’ère de la propagande et de la répression de la liberté de penser, il reste à venir celle de la répression par la violence.

BONHENRYLe 24 juillet 2017 à 09h19

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Sur l’entretien très certainement demandé par NBC à Poutine

Une des meilleur façon de mettre en lumière le récit officiel de l’establishiment me serait-il pas de mettre sur le net (en vidéo) en parallèle l’entretien avec toutes les questions, les réponses de Poutine et la censure de NBC au moyen du montage ?

ScytalesLe 24 juillet 2017 à 12h05

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Excellente idée, qui pourrait être un bon contenu pour le site "Les Crises” (partie gauche de l’écran, version éditée, partie droite, version non-éditée)… s’il n’y avait pas le problème des droits de propriété intellectuelle.

Dans ce domaine, le droit est malheureusement l’ennemi de la sincérité.

Le WallonLe 24 juillet 2017 à 09h52

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Rien qu’à voir que l’eurofasciste Verhofstadt est présent, cela donne toute l’étendue du mensonge que le système eurolâtre présente aux peuples. Ce qui me réjouit, de plus en plus, c’est de voir ces pays de la "nouvelle” Europe (Pologne, Hongrie, Slovaquie, les Baltes et autres) montrent leur vrai visage de pays historiquement autoritaire et crypto-fascistes.

Les masques tombent (des défilés à la gloire de la SS dans les pays baltes, des statues leur étant élevées) et le verni craque de partout.

Bonne journée.

Fred79Le 24 juillet 2017 à 11h01

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La nouvelle Europe n’est pas "historiquement autoritaire et crypto-fascistes”, elle est tout simplement bien plus rapide que nous à reconnaître une dictature qui s’avance, car elle vient juste de sortir d’une autre, d’où ses réactions nationalistes.

AbemusLe 25 juillet 2017 à 01h27

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au pire faire la même chose avec uniquement du texte pour les questions et réponses. L’ecran restant noir pour les parties caviardées…
plus de problème de droits.

BALe 24 juillet 2017 à 10h28

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Pendant l’année 1992, en France, le système a imposé SA vérité. Le système a incité les électeurs à voter "oui” au référendum sur le traité de Maastricht. Toutes les chaînes de télévision, tous les journaux, toutes les radios, les grands éditorialistes, les grands commentateurs politiques ont fait campagne en faveur du "oui”

«Le 20 septembre 1992, le oui l’emportait, mais seulement par 50,81 % des suffrages exprimés en métropole, 417000 voix d’avance! Première constatation: il y avait une sorte de fracture entre les dirigeants politiques du pays, dont la très grande majorité avait appelé à voter oui (434 députés, 210 sénateurs, 19 présidents de région, les Eglises, les syndicats – sauf évidemment la CGT dont la position s’alignait sur celle du Parti communiste – la plupart des éditorialistes des grands journaux…) et, de l’autre côté, l’électorat, dont la moitié avait voté non!»

(Jean-Jacques Becker, Nouvelle histoire de la France contemporaine, Seuil Points Histoire, page 600)



WakizashiLe 24 juillet 2017 à 11h07

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Ce qui m’étonne toujours avec ces "analystes”, c’est leur compulsion à enfoncer des portes ouvertes. Tout le monde a bien constaté que les grands médias racontent n’importe quoi ou presque ; il me semble que le rôle d’un "analyste” devrait être d’analyser, et non pas de se borner au constat.

Arcousan09Le 24 juillet 2017 à 11h07

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Il y aurait donc une "vérité” en politique …
Quel bel oxymore !!!! un modèle du genre !!!!

Le monde politique a "SA” vérité et quand je dis sa il faut lire "SES” vérités tant il est vrai que pour ces girouettes ce qui est "vrai’ aujourd’hui n’est plus vrai le lendemain quand ce n’est pas dans l’heure qui suit …

Par pitié bannissez ce mot: "vérité” dans tout article concernant la politique ou la finance

jimLe 24 juillet 2017 à 12h40

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Il faut lire cet article complément de ce papier
http://www.frenchweb.fr/les-instruits-toujours-mieux-informes-pour-les-autres-il-y-a-facebook-et-hanouna/299028

Il est parfait pour comprendre comment le comment-le-systeme-impose-la-verite (et comment de pseudo élites se prennent pour des élites merveilleuses et méprisent la majorité des gens pourtant à mon avis largement plus malins et lucides qu’eux, même si moins "instruits”).
[modéré]
Ne me remerciez pas pour cette info -:)

Lysbeth LevyLe 24 juillet 2017 à 14h30

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Ce point de vue sur les médias est celui des "médias mainstream” et n’a pas une grande valeur, "en soi” puisqu’il prétends que les bons médias sont ceux justement que nous fustigeons et il renvoi à cet article ou il prétends que les "alternatifs” sont surtout des "vecteurs” de fausses nouvelles :http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20161212.OBS2558/fake-news-l-infernale-propagation-de-la-desinformation.htmlDieu merci les commentateurs sont très critiques de la méthode et eux fustigent la VO véhiculée de force par ces mêmes mainstream. Ce n’est pas tant un problème de niveau scolaire ou d’argent, mais bien de "choix unique” qui ne dit qu’un "seul point de vue”. Le problème de la concentration des médias en seulement quelques milliardaires compte beaucoup.



ChrisLe 24 juillet 2017 à 14h47

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Je relève la phrase : "Plus besoin de journal: il y a Facebook et Google”
Affirmation qui me renvoie à cet article :
http://www.lacomeuropeenne.fr/2015/03/11/comment-les-institutions-europeennes-investissent-les-nouveaux-reseaux-sociaux/



jimLe 24 juillet 2017 à 16h41

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Oui, ça peut renvoyer ça, entre autre… Intéressantes les données de ton papier.

Bon les filles, je vous laisse, j’ai un tricot à finir pour cet automne.



GonzoLe 24 juillet 2017 à 12h46

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il est amusant de lire encore, que la liberté d’opinion n’existe plus, fusse t’elle un jour possible.
il est tout aussi amusant de lire qu’en novlangue moderne propagande ce dite fake news.

Mais quand allons nous grandir, nombre de personnes ne supportent pas la prise de décisions, non qu’il n’en soit capable, mais qu’ils le refusent car ne peuvent ce positionner dans le groupe, et ainsi leur ai permis de fustiger tout autre intervenant qui aurait prit, lui seul, une decision.

Et ceux qui tout particulièrement sont incapable de prendre une decision, sont cela même qui nous explique ce qu’est le courage, utilisent tant de digression qu’il est possible au fin de ne pas conclure, et rejeter ainsi au groupe cette gratifiante absence de position/ decision.

Celui la même, est récompensé, élu, adulé, mis en exemple de modèle de réussite.
Celui qui seul, prendra une decision sera systématiquement, conspué, bannis, mis au pilori de la bien séance non pensante.

Ce n’est pas un probleme des gouvernants, c’est un problème des gouvernés.

KiwixarLe 24 juillet 2017 à 13h22

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« Il n’y a pas de tyrans, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande » (A. Bellegarrigue)

GonzoLe 24 juillet 2017 à 16h34

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A quoi reconnait on un système tyrannique?

Simple l’on laisse libre court aux personnes les plus vils, a des fin d’obtenir la soumission de la masse. Dans un tel système nul besoin de donner d’ordre en effet. (l’histoire nous l’a prouvé a mainte reprise)



tepavacLe 24 juillet 2017 à 20h42

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Merci Gonzo, le fait est que nous en avons déjà débattu, l’école, les séries tv, la monoparentalité, et les enfants devant internet en passant par le monde VIRTUEL de la télé.

Notre époque est ainsi, se lamenter ne sert à rien, même si au fond , c’est la vie.

moshedayanLe 24 juillet 2017 à 12h56

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Tout est dit, tout est vrai à l’exception près qu’il n’y a rien de très nouveau. Tronquer les interviews c’est banal, recruter en priorité des "refuzniks” ou des chercheurs "ligne générale du gouvernement” spécialistes de la Russie y compris au détriment de nationaux qui achèvent brillamment leurs thèses puis sont au chômage et déclassés professionnellement depuis 1947 : rien de plus banal. Depuis l’URSS, en Occident on a pratiqué à tour de bras tout cela, avec quelques exceptions pour faire bien. Emmanuel Todd a échappé à cela par sa marginalité et en énonçant la fin de l’URSS aujourd’hui il part à la retraite – là-haut on souffle !
avis personnel : en France, les socialistes ont excellé dans cette attitude (cireurs de pompe de Washington, dès 1947)

Lysbeth LevyLe 24 juillet 2017 à 14h17

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Il faut dire aussi que les anciens "soviétologues” ou "experts auto-proclammés” de l’ennemi d’avant se sont reconverti en "poutinologues”, ou "experts de la Russie”. Henin, Cécile Vaissé, Galia Ackerman etc.. Quel reclassement, en plus d’être aussi expert en tout genre .”assadologue”, "Kim Jong-Ilogue”, ou "Iranologue, il y a les "à côtés”: l’expert en terrorisme qui n’ont d’expert que le nom : des agents de propagande invités sur les plateaux TV "ad nauséum” afin de nous faire la morale et d’éviter de lire les "mauvais journaux” étrangers.Russiatoday, PressTV ou autre non aligné sur le Monde ou Libération. Quel bonheur en France pays des droits de l’homme "pour rire” hein.. . .

PinouilleLe 24 juillet 2017 à 15h03

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J’ai du mal à me mettre dans la peau d’une Megyn Kelly qui associe son nom à une interview tronquée. Elle est aux premières loges pour constater que le traitement de l’interview qu’elle a menée trahit totalement les propos de l’interviewé.
Certains pourraient dire qu’elle n’est qu’une potiche écervelée. J’ai du mal à y croire.
Plus généralement, je n’arrive pas à expliquer la complicité de la grande majorité des journalistes qui œuvrent dans les médias mainstream au détriment d’un traitement noble de l’information. Je trouve insensé qu’autant de personnes acceptent en toute conscience de trahir leur valeurs journalistiques pour gagner leur vie.
Ou peut-être est ce la résignation cynique que l’on donne à la populace ce qu’elle demande et qu’elle n’est de toute manière pas outillée pour vouloir autre chose… Tendance suicidaire si l’on se réfère à la considération qu’ont les français pour le métier de journaliste.

Un journaliste peut-il donner son point de vue…?

christian gedeonLe 24 juillet 2017 à 14h17

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Article passionnant,en vérité.Mais je pose une fois de plus la même question. Comment se fait il que cette propagande marche aussi bien,supposément,à l’ère de circulation et d’accessibilité à l’information que nous connaissons,qu’on l’admette ou pas? Pour aller plus loin,comment se fait il que "les peuples” continuent à se soumettre,élection après élection, au système? Là est le noeud de l’affaire. je ne sais pas s’il est gordien,mais "ceux d’en haut” à supposer qu’ils existent en tant qu’entité,voient leurs "plans ” singulièrement facilités par,pardonnez le mot,la veulerie du comportement des dits peuples,non? cf les résultats des dernières élections en Europe,en général. Une nouvelle arme de domination a bien fait son chemin au cours des dix dernières années,celle des partisans du vote nul,blanc ou de l’abstention,qui se veulent chevaliers blancs alors qu’ils ne sont que les outils du système qu’ils prétendent dénoncer…les dieux rendent aveugles ceux qu’ils veulent perdre.

WakizashiLe 24 juillet 2017 à 15h22

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J’étais complètement d’accord avec vous jusqu’à la dernière phrase. Oui, les premiers responsables du désastre ambiant sont les peuples eux-mêmes. C’est bien l’humanité dans sa globalité qui engendre le monde tel qu’il est. En termes philosophiques, on pourrait dire que la société est la manifestation de la conscience collective humaine. Plus concrètement, c’est bien nous (les Français) qui avons porté Jupiter au pouvoir. S’il y a bien une idée avec laquelle je m’inscris en faux, c’est le sentiment que nos malheurs seraient uniquement le fait des élites. La société est telle qu’est est parce que nous jouons le jeu collectivement ; parce que nous la cautionnons.

Par contre, je ne vois pas trop en quoi les abstentionnistes se verraient comme des "chevaliers blancs”. Ne pas participer à un système dont on ne reconnaît pas les valeurs, ce n’est certes pas un aboutissement ultime, mais c’est au moins un premier signe de réveil…

petitjeanLe 24 juillet 2017 à 17h23

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Les peuples sont-ils responsables ?
constatons que l’immense majorité des peuples est "ignorante”. A partir du moment où la majorité des peuples n’a pas de conscience politique véritable, à partir du moment où l’immense majorité des peuples n’a ni culture économique ni culture historique, que voulez vous attendre d’eux ?
Oui, on ne nait pas ignorant, on le devient. On le devient parce qu’ on subit dès notre plus jeune âge, dès l’école, une formidable propagande, un formidable terrorisme intellectuel, qui vous ôtent la faculté de penser, qui vous désarme intellectuellement.

Evidemment, les "maitres du monde” ne veulent pas de peuples libres et responsables.

C’est absolument effrayant, mais c’est ainsi que les "maitres du monde” veulent domestiquer la masse , qui……..n’a toujours pas compris ce qui lui arrive

Et, pour l’instant, ça marche formidablement bien…………………….



tepavacLe 24 juillet 2017 à 21h34

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"parce que nous jouons le jeu collectivement ”
Effectivement Wakizashi, nous jouons le jeu et nous pouvons en débattre;

Nous jouons le jeu, on en débat et nos lois permettent de faire élire n’importe quel bonimenteur de foire avec 75% de mécontents;

Nous jouons le jeu, mais à quel jeu ? avec quelles règles ?

Cela fait quelques années déjà que notre Constitution est tombée, depuis Maastricht.
En terme juridique il est probable que cette période se terminera comme celle sous l’aire de Vichy, c’est à dire nul et non avenu. inexistante.

Il est vrai que les poubelles de l’histoire regorgent de ces expériences ratées et qui se répètent.

ChrisLe 24 juillet 2017 à 15h45

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La réponse est très simple.
Le commun des mortels, celui qui va bosser tous les matins, torche les mômes et surveille leurs allées et venues, va au foot, au pub, aux putes, au fitness club et/ou regarde la téloche pour se vider la tête de celle de ceux qui l’em…, râcle les fonds de tiroirs au moment de payer les impôts, les factures du garagiste ou le loyer/annuité hypothécaire, essaie de manger bio pour ne pas se choper des cancers, Alzheimer ou Parkinson : a-t-il encore le courage et l’énergie de chercher préventivement à comprendre si on le trompe sur la marchandise ?
Il faut beaucoup de temps, connaitre des langues étrangères pour croiser l’information (Google translation est assez fastidieux), une bonne mémoire et une certaine aptitude synthétique pour comprendre notre environnement politique.
Et puis, comme me répondaient des personnes à qui j’expliquais certaines réalités : "comment pouvez-vous supporter la connaissance d’un monde aussi truqué et malade ? Je préfère ne pas savoir.”
Et pourtant c’est le nôtre !

Yann06Le 24 juillet 2017 à 20h24

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Relire Philippe K Dick…What else.
Il y’ a un article de blog sur le diplo très intéressant sur la misanthropie galopante des progressistes au temps de Trump, du Brexit et de l’euro scepticisme français…
Il renvoie à une ancienne conception élitiste de la populace par les groupes dirigeants: "des veaux ignorants, pullulants qui souillent la culture…” je résume et paraphrase.
Certains commentaires montrent que ces idées ont traversé le temps et les clivages de classe.
Todd l’avait dit dans un de ses bouquins sur les US ou sur la fin de la démocratie française: les groupes dirigeants ont une solidarité de classe, mais ils se battent quand même entre eux pour la meilleure place, le chaos s’étend, deuxième loi de la thermodynamique, et le peuple reprend du pop corn, c’est offert par la maison (ça c’est de moi).
Merci.

Louis RobertLe 24 juillet 2017 à 16h31

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Depuis longtemps, le plus difficile à comprendre, je crois, c’est ceci: la résistance débute par un refus total de collaborer, qui est un "Non!” catégorique jeté à la face du Pouvoir.

Un de Gaulle l’avait saisi dès la naissance.

GonzoLe 24 juillet 2017 à 16h42

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c’est simple et en 3 actes
1- l’on vous culpabilise
2- l’on vous rend vulnérable
3- l’on vous vend de l’espoir

prenez n’importe quel probleme de société, 1- vous êtes le probleme, 2- nous sommes la solutions, 3- votez pour moi.

petitjeanLe 24 juillet 2017 à 17h29

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je réponds à votre question : l’immense majorité des peuples ne "s’informe” que avec les médias officiels………qui ne sont QUE des organes de propagande !
Faites un peu le tour de vos relations, c’est édifiant et effrayant. Et rien ne changera car les jeunes générations sont prises en charge par le Système dès leur plus jeune âge et ensuite durant toute leur vie
De toute façon, l’histoire l’a prouvé, le salut ne vient jamais de la majorité, mais d’une minorité déterminée et agissante…………..

ChrisLe 24 juillet 2017 à 15h18

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Que le monde est petit…
On retrouve cette avocate moscovite, Natalya Veselnitskaya, que rencontra Jared Kushner et un des fils Trump en juin 2016, lequel est actuellement sur la sellette de la pantalonnade russiagate.
On touche aussi à l’affaire Magnitsky :
http://www.tdg.ch/monde/natalia-veselnitskaya-avocate-russe-embarrasse-lequipe-trump/story/11512378
N’empêche il ressort de tout ce cirque, que l’administration ‘Obama a bel et bien espionné Trump tout au long de la campagne présidentielle et continue de le faire, puisque Trump n’a toujours pas constitué la sienne :
http://www.dedefensa.org/article/les-reseaux-obama-contre-trump

Louis RobertLe 24 juillet 2017 à 16h19

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En vérité, aucun système n’impose la "vérité”. Nous l’observons de plus en plus fréquemment chaque jour, nous seuls nous imposons la "vérité”.



Le RoumélioteLe 24 juillet 2017 à 16h27

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"Un Camerounais, ancien camarade de Macron rompt le silence”, article sur Les Crises, et je tombe sur "page non trouvée”… Faudrait-il y voir une menace de la part de l’establishment bien pensant à l’encontre d’Olivier Berruyer ?



AlfredLe 24 juillet 2017 à 16h49

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Je pense qu’ils s’agit de quelque chose de plus prosaique: l’article a été publié avec l’assentiment de l’auteur bien entendu. Mais il a été accueilli de façon critique. Soit parceque ce n’était pas le sens désiré, soit pour ne pas déplaire à l’auteur (soit pour ne pas subir sa vaindicte, cela s’est déjà vu) le boss à depublié. Tant que rien de tombe sous le coup de la loi et que cela gratouille seulement c’est regrettable. A quoi cela sert t il d’exposer ses idées si on est pas capable d’accepter la critique (je pense à l’auteur). Mais c’est le jeu.



AlbertoLe 24 juillet 2017 à 22h43

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Autre explication : il ne faut pas même relayer ce qui peut être désagréable à Jupiter. Ainsi, Youtube a supprimé l’épisode 101 de J’suis pas content de Greg Tabibian qui se moquait de Macron. Donc soit on s’autocensure (Les-Crises), soit on vous censure. C’est un choix démocratique.

TanguyLe 24 juillet 2017 à 20h17

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Vous pouvez lire l’article qui est "en cache” chez Google. Suivez le lien :https://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:EepRgeGPB_wJ:https://www.les-crises.fr/un-camerounais-ancien-camarade-de-macron-rompt-le-silence/+&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=be

DanielLe 24 juillet 2017 à 23h25

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L’article original est ici:

http://www.camerounweb.fr/CameroonHomePage/NewsArchive/Un-Camerounais-ancien-camarade-de-Macron-rompt-le-silence-416658

Pas de commentaire sous le cache de gg.
Mais on peut commenter au bas de la page ci-dessus. Vous pouvez même être le premier commentateur.



BettyLe 24 juillet 2017 à 16h43

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La retranscription de l’interview en anglais est disponible sur le site: "President of Rusia”:http://en.kremlin.ru/events/president/news/54688

petitjeanLe 24 juillet 2017 à 17h12

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Les "démocratie” occidentales” sont mortes !
je ne reviens pas sur le coup d’état contre le peuple de Sarkozy et de Fillon qui firent adopter par les parlements un projet que le peuple venait de rejeter par référendum (projet de constitution européenne)
Non, je reste sur les médias : à partir du moment où tous les médias disent la même chose, à partir du moment où l’information sur les faits n’est plus garantie, à partir du moment où le débat contradictoire est interdit, à partir du moment où le pluralisme des idées n’est plus une règle absolue, à partir du moment où les médias ne sont plus QUE des organes de propagande, la démocratie est morte et bien morte…….

Le RoumélioteLe 24 juillet 2017 à 17h43

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http://afrik-inform.com/index.php/fr/politiques/812-france-natalite-en-afrique-explosif-un-camerounais-ancien-camarade-de-macron-lui-repond
Voilà pour retrouver l’article en "page non trouvée”…

Louis RobertLe 24 juillet 2017 à 18h27

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Tout va bien!…

"Error displaying the error page”

Il suffit d’interroger le moteur de recherche directement. Ce texte est disponible sur de nombreux sites…

petitjeanLe 24 juillet 2017 à 18h01

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les peuples se font balader : la faute à la baisse du QI : "Les Français auraient perdu 3,8 points de QI en 10 ans” "A en croire plusieurs études publiées dans la revue Intelligence, le QI moyen de la population baisserait en effet de manière spectaculaire depuis une quinzaine d’années.”

la seule question à se poser est : pourquoi ? pourquoi ?

Quelles sont les causes de cette baisse ? Je crois y avoir en partie répondu…….pour le reste, et peut être l’essentiel, ce ne serait pas politiquement correct !



GonzoLe 24 juillet 2017 à 19h00

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ce n’est surement pas la tv ni les media, puisqu’il n’y a pas de lien entre culture et intellect.

j’irais voir du coté du Fluor, on en met partout depuis 20 ans

Yann06Le 24 juillet 2017 à 20h37

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Docteur Folamour!!!

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